Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier

Emission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et Radio Notre Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens

Vincent Peillon / Face aux Chrétiens

Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens" mercredi 18 janvier 2017. Se situant au centre d'un "socialisme de gouvernement", Vincent Peillon affirme qu'il n'a "jamais divisé". Il n'exclue pas, au second tour de la présidentielle, un "rassemblement allant d'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon". Il ne souhaite pas que François Hollande "intervienne dans notre débat interne". Favorable à la proportionnelle intégrale, il constate : "Exclure le FN ne l'a pas fait baisser". Blessé par la polémique "lancée par la fachosphère" sur ses propos relatifs à une morale laïque qui devrait "arracher les enfants à leurs déterminismes", Vincent Peillon estime que "le déterminisme étant le contraire de la liberté", "l'école doit donner à chaque enfant les moyens de se forger ses propres convictions." Député européen, Vincent Peillon souhaite un "New deal" pour refonder l'Europe, qu'il estime en grave difficulté, voire à un risque de guerre. Pour cela, il pense qu'il "ne faut pas injurier l'Allemagne" et respecter le sérieux budgétaire. A ses yeux, "c'est la seule option".

Diffusé le 19/01/2017 / Durée : 52 minutes Nous écrire
Les prochains "Face aux Chrétiens" sur KTO
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Les vidéos de l'émission
  • Jeudi 12 janvier 2017

    Pierre Laurent

    Pierre Laurent
    Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 12 janvier 2017. Le secrétaire national du PCF a fait état de plusieurs divergences majeures entre son parti et les positions de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur la politique fiscale, le financement de la protection sociale, les solutions à apporter à la crise européenne, et la transition énergétique. Sans oublier les oppositions tactiques dans certaines circonscriptions en vue des élections législatives. Pierre Laurent estime que, même si elles sont " confisquées, gâchées", "les ressources disponibles sont considérables", notamment au vu des dividendes distribués aux actionnaires, et de l'évasion fiscale. A ses yeux, "le temps est venu d'une nouvelle audace sociale". Constatant "l'impasse" actuelle où se trouve la construction européenne, Pierre Laurent souhaite, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, une refondation solidaire de l'Europe sans s'en retirer : "Pour ne pas laisser d'espace à une explosion, au retour de nationalismes violents, voire à la guerre."
  • Jeudi 5 janvier 2017

    Manuel Valls

    Manuel Valls
    Manuel Valls, ancien premier ministre, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens", mercredi 4 janvier 2017. Soucieux de "ne pas ouvrir la boite de Pandore", Manuel Valls souhaite néanmoins "après une vaste consultation, adosser à la constitution un texte rappelant les principes de cette laïcité dont les Français peuvent être fiers." Explicitement opposé à la GPA, mais favorable à la PMA pour les couples homosexuels, Manuel Valls souhaite dans tous les cas "la recherche d'un large consensus". Il convient que celui-ci devra être plus large que celui qui a prévalu lors des débats sur le mariage homosexuel, "qui a sans doute pu donner le sentiment d'une absence d'écoute et de concertation." Revendiquant un "droit d'inventivité" du quinquennat auquel il a participé, Manuel Valls retourne l'argument : "Dans le domaine de la sécurité, je suis crédible. Sur le soutien à l'entreprise, je suis crédible. La priorité à l'éducation, à la culture, au numérique, je suis crédible. Sur la transition écologique, je suis crédible."
  • Jeudi 22 décembre 2016

    Mgr Georges Pontier

    Mgr Georges Pontier
    Le Président de la Conférence des évêques Monseigneur Georges Pontier est l´invité de « Face aux Chrétiens , jeudi 22 décembre 2016. Le Président de la Conférence des évêques a d´abord évoqué ce que certains ont appelé « le réveil des catholiques »à l´occasion de la primaire de la droite et du succès de François Fillon : « Il est désagréable de voir que certains ont peur du vote des catholiques. A mes yeux nous sommes plutôt de bons citoyens et nous montrons que nous sommes des gens très présents dans la vie en société et dans la vie associative. Nous ne sommes pas à la recherche de pouvoirs, ni du pouvoir mais nous avons une tradition d´engagement dans la vie en société. » Monseigneur Pontier évoque le contenu de sa lettre au Président de la République concernant les sites internet opposés à l´IVG. « La question de l´IVG n´est pas une question banale, mais une souffrance pour les femmes qui sont souvent seules pour l´affronter. On n´aurait pas le droit d´exprimer la moindre question et c´est cette liberté d´expression que j´ai voulu défendre parce que je ne vois pas pourquoi on n´aurait pas le droit de fournir des arguments et des informations. » Concernant la crèche de Noël du Conseil régional d´Auvergne-Rhône-Alpes, le Président de la Conférence des évêques précise que « La crèche de Noël fait partie des traditions, mais il y a parfois un refus de Dieu. Certains veulent en effet éliminer cette image du Dieu présent parce que la transcendance leur fait peur. Mais, à l´inverse, si une crèche est installée dans un lieu où il n´y en a jamais eu il y a peut-être une instrumentalisation du religieux. » Enfin, Monseigneur Georges Pontier estime que « la laïcité permet de donner aux citoyens la capacité d´être libre dans leurs convictions et dans l´expression de ces convictions. Certains considèrent le religieux comme un facteur dangereux. Il y a des gens excessifs partout et tous les courants de pensée doivent faire attention à leurs fondamentalistes. Nous remarquons que depuis quelques années, et sûrement pour trouver un juste équilibre avec l´islam, certains ont réduit le champ des libertés pour l´expression des religions dans la société. »
  • Jeudi 15 décembre 2016

    Marc-Olivier Padis

    Marc-Olivier Padis
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova, est l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 15 décembre 2016. Parce qu'"il n'est pas impossible que des électeurs de gauche votent pour Marine Le Pen, car ils seront réticents à voter F. Fillon", Marc-Olivier Padis n'exclut pas une victoire de Marine Le Pen au second tour, notamment parce qu'elle s'adresse à des segments plus variés que François Fillon. A ses yeux, un "front républicain ne sera plus automatique" comme ce fut le cas en 2002. Constatant la "dispersion avancée" de la gauche, Marc-Olivier Padis constate qu'au-delà d'une défaite possible à la présidentielle, les candidats se positionnent en fonction d'une autre échéance future, selon la tactique du "coup d'après". L'objectif est bien la reconstruction du parti socialiste. Marc-Olivier Padis voit dans le Brexit une nouvelle chance pour l'Europe, permettant à la France et à l'Allemagne de s'atteler ensemble à une véritable politique de sécurité et de défense, aiguillonnée par la crise migratoire et la nouvelle prépondérance russe.
  • Jeudi 8 décembre 2016

    Arnaud Montebourg

    Arnaud Montebourg
    Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 8 décembre 2016. Opposé à la "dérive libérale, autoritaire et fracturante" de Manuel Valls, Arnaud Montebourg se dit favorable à un programme commun avec Jean-Luc Mélenchon. Inquiet tant de l'état " éruptif" de la société que de la " désarticulation des gauches", il craint une confrontation entre F. Fillon et "la famille Le Pen". D'où "l'extrême dangerosité" de la situation, car " de nombreux électeurs de gauche ne viendront pas au secours de F. Fillon." Souhaitant réserver 80 % de la commande publique aux PME, Arnaud Montebourg fustige " la gourmandise et l'impatience du capitalisme financiarisé" et demande que 10 % des montants investis dans l'assurance-vie soient orientés vers le crédit aux PME. Opposé à l'élargissement de l'Union européenne, Arnaud Montebourg soutient l'Europe" quand elle ne rend pas impuissante les Etats, et quand elle est efficace pour traiter l'essentiel." Or, à ses yeux, l'Europe est aujourd'hui "inefficace pour traiter l'essentiel et intrusive dans la vie des Etats."
  • Jeudi 1 décembre 2016

    François de Rugy

    François de Rugy
    François de Rugy, candidat écologiste à la primaire de la gauche et vice-président de l'Assemblée nationale, était l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 1er décembre 2016. François De Rugy, qui entend la "colère de la gauche" et affirme : "S'il veut se présenter en dehors de la primaire, il ne sera soutenu par personne". Cosignataire de la proposition de loi visant à étendre le délit d'entrave à l'IVG, François de Rugy estime que "ces sites ne devraient pas se présenter comme une information neutre." Reconnaissant la légitimité d'un accompagnement des femmes qui s'interrogent sur un éventuel IVG, il pense qu'il ne faut pas "induire les femmes volontairement en erreur." Attaché à une gauche "réformiste, écologiste, européenne et de progrès", François de Rugy ne partage pas les valeurs de la gauche révolutionnaire. A ses yeux, "on ne peut conduire les changements que par des réformes successives, démocratiquement débattues et adoptées." Ainsi, même s'il est "opposé depuis toujours" au projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, François de Rugy ne remet pas en cause les décisions de justice et le résultat du referendum local, favorables au projet.
  • Jeudi 24 novembre 2016

    Jean-Christophe Cambadélis

    Jean-Christophe Cambadélis
    Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 24 novembre 2016. Inquiet d'une éventuelle absence de la gauche au second tour de l'élection présidentielle, Jean-Christophe Cambadélis s'interroge, en cas de désignation de François Fillon, sur l'issue du second tour de la présidentielle : " Face au Front national, les bataillons de gauche ne vont pas se déplacer pour voter Fillon, ce que je ferai à titre personnel. Et ceux de droite ne vont pas voter pour un éventuel candidat de gauche". Dans cette perspective, l'élargissement de la primaire de gauche lui apparait indispensable. Craignant, avec François Fillon, " une agression bille en tête contre notre modèle social", le premier secrétaire du PS attend la déclaration de candidature de François Hollande. Mais "il ne peut pas être candidat pour être candidat, ou simplement parce qu'il est président sortant." Il lui faudra " remailler le tissu social, s'adresser aux huit millions d'exclus". Jean-Christophe Cambadélis estime que le récent texte des évêques " est en plein dans le mille" lorsqu'il appelle à la refondation de la politique. Compte tenu de l'évolution du contexte national, le premier secrétaire du PS estime qu'il faut " dépasser le parti et tout remettre à plat". Avec le mouvement associatif, certains syndicats, et des écologistes, " il faut construire autre chose".
  • Jeudi 17 novembre 2016

    Bruno Retailleau

    Bruno Retailleau
    Bruno Retailleau, président du conseil régional des Pays de la Loire, président du groupe LR du Sénat, est l'invité de " Face aux chrétiens" jeudi 17 novembre 2016. Voyant en Emmanuel Macron l'aboutissement de l'idéologie libéral-libertaire, Bruno Retailleau, qui soutient François Fillon, craint que la République socialiste, dont Emmanuel Macron est l'un des acteurs, ne devienne une "machine à distribuer des droits, oublieuse des devoirs". E. Macron porte ainsi en lui " une émancipation radicale de l'individu", la France devenant une sorte de " terrain vague de la mondialisation". Se fondant sur les 178 décisions de justice favorables au nouveau projet d'aéroport, et sur les résultats du referendum, Bruno Retailleau demande l'expulsion de la ZAD, "enclave inadmissible de non-droit". A ses yeux, "il ne faut pas céder au chantage" : "les écologistes prennent le risque de l'affrontement". Favorable aux crèches de Noël dans certains bâtiments publics,"sans brandir une instrumentalisation", selon les pratiques culturelles locales, Bruno Retailleau salue la " casuistique subtile du Conseil d'Etat" qui propose " le chemin d'une laïcité à la française respectueuse de nos racines chrétiennes".
  • Vendredi 11 novembre 2016

    Alain Juppé

    Alain Juppé
    Alain Juppé, maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite, est l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 10 novembre 2016. "C'est une surprise. Cela peut s'expliquer par la souffrance des classes moyennes, angoissées par la robotisation du monde. Personne ne sait aujourd'hui quelles seront les initiatives de Donald Trump. Il n'a aucune expérience internationale. Sa vision de l'Europe et de la France sont inquiétantes. Ses propos sur notre pays ne révèlent pas une très forte connaissance de la réalité". " L'Europe peut disparaitre . Elle est menacée de dislocation. Fonctionnant mal, elle suscite le rejet, l'incompréhension. Nous pouvons devenir les Etats vassaux des grands empires russe, américain ou chinois. Nous séparer les uns des autres serait une catastrophe. Mais Bruxelles ne peut pas tout faire. Il nous faut une politique fiscale, un droit social. J'appelle à un congrès des consciences européennes pour retrouver ensemble nos fondements." " Moi, je n'en veux pas. L'extrême-droite, cela a toujours été Pétain contre de Gaulle. Je choisirai toujours de Gaulle contre Pétain. Leur programme est une absurdité qui nous mettrait dans le mur. Pas de copinage avec les idées du FN. Nous devons prendre acte de la diversité de notre société et dire non au communautarisme : la république respecte toutes les religions qui respectent la république."
  • Jeudi 10 novembre 2016

    Alain Juppé