Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier

Emission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et Radio Notre Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens

Jean-Christophe Lagarde / Face aux Chrétiens

Jean-Christophe Lagarde , le président de l´UDI est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, Jean-Christophe Lagarde dit y voir une cohérence et une incohérence. « Une cohérence car il a voté en 2012 pour François Hollande et il poursuit dans la même trajectoire. Après tout c´est respectable, il a choisi un chemin qui a conduit à notre rupture et à la rupture avec son électorat. L´incohérence, c´est que quand on est centriste on ne choisit pas un homme, on choisit un projet. Ce sont les Bonapartistes qui choisissent un homme, ils croient qu´il y a un sauveur. Or ni Fillon, ni Macron, ni Hamon ne sont des sauveurs. Et François Bayrou choisit Macron alors qu´on ne connaît toujours pas le projet de Monsieur Macron. En réalité les électeurs de François Bayrou étaient déjà partis chez Emmanuel Macron, il a suivi ses électeurs et cela ne change donc pas la donne politique. » Jean-Christophe Lagarde reste favorable à la candidature de François Fillon « même s´il devait être mis en examen » car « la clôture des candidatures est le 17 mars et la droite et le centre n´auraient plus le temps d´avoir un autre candidat et cela garantirait l´élection de Madame Le Pen à l´Elysée. Et ce serait le pire qui puisse arriver à notre pays. » Les Républicains ont besoin de l´UDI. « Depuis dix ans, les Républicains ne gagnent plus les élections sans nous. Aux régionales il n´y a pas une victoire qui aurait été faite nous l´UDI. Au lieu d´avoir une situation de vassalisation, on a l´obligation d´un partenariat. Des partenaires ce sont deux familles politiques qui ne parlent, ne partagent pas tout, mais se mettent en accord sur l´essentiel et qui se retroussent les manches et se mettent ensemble pour qu´enfin une alternance soit possible. » Le président de l´UDI plaide pour «une Europe, efficace, stratégique, pas tatillonne, pas règlementaire et nous avons sur ce point un accord avec François Fillon. Et un désaccord total et absolu avec Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon qui sont bien d´accord entre eux. Quand je vois le président des Etats-Unis souhaiter la destruction de l´Europe, je me dis que si j´étais Monsieur Trump, j´inventerais Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon qui servent plus les intérêts des Etats-Unis et de la Chine que ceux de notre pays et ce n´est pas cela le vrai patriotisme et le vrai souverainisme. »

Diffusé le 23/02/2017 / Durée : 52 minutes Nous écrire
Les prochains "Face aux Chrétiens" sur KTO
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Les vidéos de l'émission
  • Jeudi 16 février 2017

    Nicolas Dupont-Aignan

    Nicolas Dupont-Aignan
    Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 16 février 2017. Dénonçant "l'omerta générale" de la classe politique, qui se comporte "comme des moutons au bord de la falaise", le député de l'Essonne estime que François Fillon, "en s'entêtant", "met en danger la droite". A ses yeux, "le vrai danger est Emmanuel Macron, le Hollande déguisé". Nicolas Dupont-Aignan se définit comme un candidat "anti- système modéré sans les excès du Front national". Sévère à l'encontre de l'Union européenne, Nicolas Dupont-Aignan dénonce : "Chaque année, nous donnons 21 milliards d'euros à Bruxelles, et nous n'en recevons que 13. Donc chaque année, les Français par leurs impôts donnent huit milliards à une organisation qui entretient la concurrence déloyale sur notre sol et qui subventionne nos concurrents". Le candidat à l'élection présidentielle envisage de récupérer cette somme pour augmenter les retraites les plus modestes.Estimant "criminel et proche de la haute trahison" l'accord signé par l'Europe avec le Canada, Nicolas Dupont-Aignan craint "la destruction des terroirs". Il apprécie en Donald Trump sa capacité à "défendre ses ouvriers". Et se différencie de Marine Le Pen par son "gaullisme réaliste et innovant".
  • Jeudi 9 février 2017

    Marion Maréchal-Le Pen

    Marion Maréchal-Le Pen
    Députée et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, Marion Maréchal Le Pen est l´invitée de l´émission « Face aux chrétiens » organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Évoquant les ennuis de François Fillon elle déclare : « Ce qui pose problème c´est la question de la véracité de l´emploi fourni. Il y a un doute légitime car François Fillon est resté assez évasif sur le contenu. » Sur ce thème elle estime que la presse est moins sévère avec Emmanuel Macron. Marion Maréchal Le Pen précise que Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi destinée à contrôler les sites anti-avortement. « Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d´avortement. Il n´y a plus rien qui puisse justifier qu´il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l´avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. » Elle trouve les évêques français trop timorés sur cette question. « L´Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l´avortement où l´Eglise de France a renoncé à mener le combat. » Marion Maréchal Le Pen a confirmé que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie serait également revue pour revernir à l´ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi. « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. » Evoquant l´immigration, elle redit qu´elle fait une différence entre la charité individuelle qui s´impose à tout chrétien, et la charité politique. « Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »
  • Jeudi 2 février 2017

    François Bayrou

    François Bayrou
    François Bayrou, président du Modem et maire de Pau, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 2 février 2017. " Je reste libre de ma décision" a insisté François Bayrou. Celui qui fut trois fois candidat à la présidence de la République attend la création d'espaces de rassemblement possibles. S'il "reconnaissait dans un des candidats des idées compatibles avec celles que je porte et s'il le reconnaissait lui- même, alors nous pourrions discuter entre esprits libres" affirme François Bayrou. Il est favorable à une telle éventualité, mais sévère à l'encontre d' Emmanuel Macron, " rallié à l'hypercapitalisme". " J'étais opposé au choix de François Fillon de faire de sa foi chrétienne une étiquette" a rappelé François Bayrou. "Chaque fois que vous transformez votre conviction personnelle en étiquette, vous exposez votre foi. Vos manquements, vos erreurs, vos dérives seront mises au débit de ce que vous avez de plus précieux" a-t-il affirmé. Face à la diffusion de la pratique de la GPA, en dépit de son opposition à la marchandisation et à l'instrumentalisation des corps féminins, François Bayrou veut être réaliste et ne souhaite pas refuser à ces enfants la reconnaissance. A ses yeux, " c'est une erreur de remettre ces problèmes sociétaux sur le métier à chaque élection. Car nous ne sommes pas là pour imposer aux autres ce qu'on croit."
  • Jeudi 26 janvier 2017

    Pascal Perrineau

    Pascal Perrineau
    Pascal Perrineau, politologue, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 26 janvier 2017. Observateur attentif de l'extrême-droite, Pascal Perrineau constate que le FN séduit "41 % des ouvriers, 33 % des employés, 33 % des locataires de HLM, 35 % des chômeurs". Certes, ce parti reste "solitaire, sans alliances", mais il est désormais animé par une "réelle volonté d'arriver au pouvoir", favorisée par l'éclatement des gauches, dont François Hollande a été le "fossoyeur". Pascal Perrineau insiste sur les "nouvelles préoccupations" des électeurs. Par ordre de priorité : le terrorisme, le chômage, l'immigration et la protection sociale. Le tout sous un régime d'état d'urgence devenu permanent. Aux yeux de Pascal Perrineau, Emmanuel Macron est un "objet politique non identifié". Fruit du système politique et de la Hollandie, il s'en est émancipé. Les ralliements probables de caciques du PS vont-ils lui rendre service ? Sur les questions éthiques et morales, et aussi sur les thèmes régaliens, on est toujours en attente de ces propositions. Sachant que, pour sa part, François Bayrou risquant d'être victime du "Sortez les sortants", un réel espace centriste s'ouvre à Emmanuel Macron.
  • Jeudi 19 janvier 2017

    Vincent Peillon

    Vincent Peillon
    Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens" mercredi 18 janvier 2017. Se situant au centre d'un "socialisme de gouvernement", Vincent Peillon affirme qu'il n'a "jamais divisé". Il n'exclue pas, au second tour de la présidentielle, un "rassemblement allant d'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon". Il ne souhaite pas que François Hollande "intervienne dans notre débat interne". Favorable à la proportionnelle intégrale, il constate : "Exclure le FN ne l'a pas fait baisser". Blessé par la polémique "lancée par la fachosphère" sur ses propos relatifs à une morale laïque qui devrait "arracher les enfants à leurs déterminismes", Vincent Peillon estime que "le déterminisme étant le contraire de la liberté", "l'école doit donner à chaque enfant les moyens de se forger ses propres convictions." Député européen, Vincent Peillon souhaite un "New deal" pour refonder l'Europe, qu'il estime en grave difficulté, voire à un risque de guerre. Pour cela, il pense qu'il "ne faut pas injurier l'Allemagne" et respecter le sérieux budgétaire. A ses yeux, "c'est la seule option".
  • Jeudi 12 janvier 2017

    Pierre Laurent

    Pierre Laurent
    Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 12 janvier 2017. Le secrétaire national du PCF a fait état de plusieurs divergences majeures entre son parti et les positions de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur la politique fiscale, le financement de la protection sociale, les solutions à apporter à la crise européenne, et la transition énergétique. Sans oublier les oppositions tactiques dans certaines circonscriptions en vue des élections législatives. Pierre Laurent estime que, même si elles sont " confisquées, gâchées", "les ressources disponibles sont considérables", notamment au vu des dividendes distribués aux actionnaires, et de l'évasion fiscale. A ses yeux, "le temps est venu d'une nouvelle audace sociale". Constatant "l'impasse" actuelle où se trouve la construction européenne, Pierre Laurent souhaite, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, une refondation solidaire de l'Europe sans s'en retirer : "Pour ne pas laisser d'espace à une explosion, au retour de nationalismes violents, voire à la guerre."
  • Jeudi 5 janvier 2017

    Manuel Valls

    Manuel Valls
    Manuel Valls, ancien premier ministre, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens", mercredi 4 janvier 2017. Soucieux de "ne pas ouvrir la boite de Pandore", Manuel Valls souhaite néanmoins "après une vaste consultation, adosser à la constitution un texte rappelant les principes de cette laïcité dont les Français peuvent être fiers." Explicitement opposé à la GPA, mais favorable à la PMA pour les couples homosexuels, Manuel Valls souhaite dans tous les cas "la recherche d'un large consensus". Il convient que celui-ci devra être plus large que celui qui a prévalu lors des débats sur le mariage homosexuel, "qui a sans doute pu donner le sentiment d'une absence d'écoute et de concertation." Revendiquant un "droit d'inventivité" du quinquennat auquel il a participé, Manuel Valls retourne l'argument : "Dans le domaine de la sécurité, je suis crédible. Sur le soutien à l'entreprise, je suis crédible. La priorité à l'éducation, à la culture, au numérique, je suis crédible. Sur la transition écologique, je suis crédible."
  • Jeudi 22 décembre 2016

    Mgr Georges Pontier

    Mgr Georges Pontier
    Le Président de la Conférence des évêques Monseigneur Georges Pontier est l´invité de « Face aux Chrétiens , jeudi 22 décembre 2016. Le Président de la Conférence des évêques a d´abord évoqué ce que certains ont appelé « le réveil des catholiques »à l´occasion de la primaire de la droite et du succès de François Fillon : « Il est désagréable de voir que certains ont peur du vote des catholiques. A mes yeux nous sommes plutôt de bons citoyens et nous montrons que nous sommes des gens très présents dans la vie en société et dans la vie associative. Nous ne sommes pas à la recherche de pouvoirs, ni du pouvoir mais nous avons une tradition d´engagement dans la vie en société. » Monseigneur Pontier évoque le contenu de sa lettre au Président de la République concernant les sites internet opposés à l´IVG. « La question de l´IVG n´est pas une question banale, mais une souffrance pour les femmes qui sont souvent seules pour l´affronter. On n´aurait pas le droit d´exprimer la moindre question et c´est cette liberté d´expression que j´ai voulu défendre parce que je ne vois pas pourquoi on n´aurait pas le droit de fournir des arguments et des informations. » Concernant la crèche de Noël du Conseil régional d´Auvergne-Rhône-Alpes, le Président de la Conférence des évêques précise que « La crèche de Noël fait partie des traditions, mais il y a parfois un refus de Dieu. Certains veulent en effet éliminer cette image du Dieu présent parce que la transcendance leur fait peur. Mais, à l´inverse, si une crèche est installée dans un lieu où il n´y en a jamais eu il y a peut-être une instrumentalisation du religieux. » Enfin, Monseigneur Georges Pontier estime que « la laïcité permet de donner aux citoyens la capacité d´être libre dans leurs convictions et dans l´expression de ces convictions. Certains considèrent le religieux comme un facteur dangereux. Il y a des gens excessifs partout et tous les courants de pensée doivent faire attention à leurs fondamentalistes. Nous remarquons que depuis quelques années, et sûrement pour trouver un juste équilibre avec l´islam, certains ont réduit le champ des libertés pour l´expression des religions dans la société. »
  • Jeudi 15 décembre 2016

    Marc-Olivier Padis

    Marc-Olivier Padis
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova, est l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 15 décembre 2016. Parce qu'"il n'est pas impossible que des électeurs de gauche votent pour Marine Le Pen, car ils seront réticents à voter F. Fillon", Marc-Olivier Padis n'exclut pas une victoire de Marine Le Pen au second tour, notamment parce qu'elle s'adresse à des segments plus variés que François Fillon. A ses yeux, un "front républicain ne sera plus automatique" comme ce fut le cas en 2002. Constatant la "dispersion avancée" de la gauche, Marc-Olivier Padis constate qu'au-delà d'une défaite possible à la présidentielle, les candidats se positionnent en fonction d'une autre échéance future, selon la tactique du "coup d'après". L'objectif est bien la reconstruction du parti socialiste. Marc-Olivier Padis voit dans le Brexit une nouvelle chance pour l'Europe, permettant à la France et à l'Allemagne de s'atteler ensemble à une véritable politique de sécurité et de défense, aiguillonnée par la crise migratoire et la nouvelle prépondérance russe.
  • Jeudi 8 décembre 2016

    Arnaud Montebourg

    Arnaud Montebourg
    Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 8 décembre 2016. Opposé à la "dérive libérale, autoritaire et fracturante" de Manuel Valls, Arnaud Montebourg se dit favorable à un programme commun avec Jean-Luc Mélenchon. Inquiet tant de l'état " éruptif" de la société que de la " désarticulation des gauches", il craint une confrontation entre F. Fillon et "la famille Le Pen". D'où "l'extrême dangerosité" de la situation, car " de nombreux électeurs de gauche ne viendront pas au secours de F. Fillon." Souhaitant réserver 80 % de la commande publique aux PME, Arnaud Montebourg fustige " la gourmandise et l'impatience du capitalisme financiarisé" et demande que 10 % des montants investis dans l'assurance-vie soient orientés vers le crédit aux PME. Opposé à l'élargissement de l'Union européenne, Arnaud Montebourg soutient l'Europe" quand elle ne rend pas impuissante les Etats, et quand elle est efficace pour traiter l'essentiel." Or, à ses yeux, l'Europe est aujourd'hui "inefficace pour traiter l'essentiel et intrusive dans la vie des Etats."