L’Eglise fâchée avec la science ? La figure du Père Georges Lemaître, disparue il y a cinquante ans, prouve le contraire et l’on en parle ce soir dans le magazine La foi prise au mot.

Si on peut aujourd’hui établir que l’âge de l’univers avoisinerait les 13,7 milliards d’années, on le doit notamment à la théorie de l’atome primitif défendue par ce belge. La fameuse théorie du Big Bang est en effet un modèle cosmologique qui dote l’univers d’une histoire et d’un dynamisme : tout aurait commencé en un point à partir duquel l’univers serait entré en expansion tandis que l’espace se serait « rempli » des produits de la désintégration de l’atome primitif qui auraient à leur tour donné la matière, l’espace et le temps tels que nous les connaissons aujourd’hui*. Le Père Lemaître donna ainsi une solution aux équations de la théorie de la relativité générale d’Einstein.

Mais qui fut donc cet homme et comment parvint-il à concilier son oeuvre de scientifique avec son état de prêtre ? En quoi cette figure de la science enrichit la réflexion sur les liens entre foi et raison, thème implicite de cette édition du magazine La Foi prise au mot ? Pour répondre à ces questions, Régis Burnet s'est entouré de deux spécialistes de Georges Lemaître, et comme ce dernier, membres de l'Académie pontificale des sciences : Pierre Léna, astrophysicien, et Dominique Lambert, philosophe des sciences, professeur à l'Université de Namur et membre de l'Académie royale de Belgique.

*On sait aujourd’hui que ce ne sont pas les rayons cosmiques qui nous font parvenir l’écho de la grande explosion, comme il le croyait, mais un fond de radiation cosmique que Penzias et Wilson ont détecté en 1965, quelques mois avant sa mort.



Un magazine La Foi Prise au Mot diffusé dimanche 5 juin 2016 à 20h40 sur KTO. A revoir ensuite sur cette page.